C’est avec plaisir que je vous annonce que mon nouvel album « Tales from the North » sort ce vendredi 6 juin.

Quelques mots à propos de cet album :
Cela fait un certain temps que la musique électronique me titille (ou est-ce l’inverse ?).
Il y a cependant quelques choses qui me gênent (souvent) dans le large spectre de la musique électro :
le « faire-danser-à-tout prix » d’un côté et « l’expérimental à la satisfaction seule du/de la performeur•euse ».
En ce qui me concerne j’aime quand la musique se rattache à une certaine organisation rythmique et harmonique , quand celle-ci reste organique et que les frontières entre l’acoustique et l’electronique (et le reste) s’abolissent.
J’ai donc essayé de faire un album où l’électro était un peu plus assumée mais (chassez le naturel il revient au gallop) l’orchestral, le folk et l’acoustique s’invitent malgré tout au détour de quelques vallées.
A propos de mon approche de création :
D’abord j’ai rêvé de paysages enneigés.
C’était l’été, il faisait canicule.
J’ai repensé aux quelques fois ou j’ai été en Scandinavie. J’ai imaginé y retourner, en hiver. Ce que ce serait, ce que ça ferait, de marcher dans la neige, prendre un bain dans la glace après un sauna.
Quelles seraient ces sensations ?
C’était d’abord une gymnastique mentale rafraichissante.
Puis j’ai vu quelques séries venant de là-bas.
J’ai ressorti et écouté les compositeur•ice•s nordiques qui m’avaient influencé•e•s.
J’ai commencé à poser des questions en terme de récits à celles et ceux qui étaient allés en Islande, en Scandinavie, qui avaient foulé ces paysages et cette neige qui semble rêvée vu d’ici.
Petit à petit cet appel devenait lancinant, comme un rêve récurent.
Une idée qui tient éveillé la nuit et qui devient obsessionnelle.
Des sonorités et des sensations se sont glissées dans mon travail et mes démos.
La place aux grands espaces et paysages enneigés se faisant de plus en plus nette.
Puis ce fut clair : j’allais réunir des démos et composer pour raconter cet espace mental qui correspondait (peut-être) à cet espace physique-là.
Ce disque deviendrait quelque part l’hétérotopie de mon utopie du grand nord.
De la banquise à la toundra en passant par les fjords , les forêts, les plaines de lichen, les glaciers, les volcans, les lacs gelés, les aurores boréales, les montagnes, les falaises…
J’ai donc imaginé ce que c’est de voyager dans le grand nord, l’Islande, le cercle polaire, la Scandinavie… en essayant de faire correspondre mes propres expériences en les recoupant avec celles des autres.
J’ai donc composé avec des idées de banquises et de légendes nordiques, j’ai utilisé des sonorités froides qui évoquent les grands espaces… J’ai voyagé musicalement à ma manière inspiré par là-bas et ces idées de grands espaces.
Bien que l’album ait été terminé dans le courant de l’automne 2024, je tenais à sortir des visuels pour soutenir celui-ci, des vidéos contemplatives et instrospectives.
Celles-ci ont à leur tour influencé les noms des morceaux.
La splendide vidéo de Gaël Maleux m’a fait choisir un titre approprié « Ressacs » et ensuite la vidéo DIY faite en collaboration avec Anne-Sophie Marquant à été baptisée « This Blue Planet » pour correspondre mieux au visuel.
J’avais presque fait une croix sur cette idée d’espaces gelés (en terme de visuel) lorsqu’au détour d’un post j’apprends qu’ Alexandre Drouet part en Islande…
Un Clavardage et quelques semaines plus tard, je reçois un message d’Alex qui commence comme ça : »Bon voilà, j’ai filmé des trucs… »
Éternellement reconnaissant ! La plage introductrice de l’Album avait son titre et donnait le ton : « Islande » !
Les photos utilisées pour les différentes pochettes de « Tales from the north » sont de © Alexandre Drouet